vendredi 26 avril 2013

Nous les filles, on se projette.

C'est vrai en amour, c'est vrai pour le reste aussi. Il suffit de nous lancer, et je crois qu'en général, on arrive assez facilement à se laisser emporter par notre imagination. Ou suis-je la seule à être grave à ce point ?

Il me suffit de penser "travail", et je m'y vois déjà : si j'étais dans ce lieu, je ferais ceci, mon bureau serait comme cela. Quand on a un projet, comme des vacances avec des amis, quand j'ai l'idée de faire un plat, quand j'envisage d'acheter une fringue, etc...

En amour surtout, inutile de tenir de long discours. D'ailleurs, cela me rappelle cet article d'Ovary (qui m'a d'ailleurs inspiré le titre de cette note) :
« On est comme ça, nous les filles. On fait des plans sur la comète, on se projette dans vos vies avant même de se projeter dans vos bras. Tu parles d’une projection. Finir les fesses au sol, les coudes amochés et de la pitié envers soi-même, en prime d’atterrissage. »
Je trouve que cela résume si parfaitement les choses.

Et pourtant, on fonce à tous les coups.

Et en ce moment, il me suffit de penser "Rennes, déménagement, Bretagne" et...
Je regarde, de temps à autre, les appartements dans l'agglomération rennaise. Je songe à la décoration, je me vois déjà en train de boire un thé ou un chocolat chaud devant mes séries l'hiver, ou recevoir mes amis dans mon cocon. Je me dis que ça serait vraiment cool d'y avoir assez de place pour faire tourner mon cerceau, et même y accueillir quelques petits nouveaux. J'ai fais une estimation des dépenses que j'aurai et de l'argent que je pourrai avoir.
Je me dis également que je pourrais souvent voir mon frère - si toutefois il reste sur Rennes - et ma petite belle-soeur, ma douce amie et son époux, avec leur fils et "la chouquette" (non, ça ne veut pas dire que c'est une fille, on ne le sait pas encore) qui arrivera bientôt et dont je serai marraine. Ma famille sera bien plus près.
Et je pourrai y rencontrer un breton. Celui-ci, je n'aurai pas besoin de le convaincre de venir vivre en Bretagne au moins ! (Il ne manquerait plus qu'il rêve de venir vivre à Nancy... Grmblblbl...)
Enfin, je me dis aussi que Rennes c'est dynamique, et que les livres ça marche mieux en Bretagne qu'en Lorraine. Alors qui sait, peut-être y trouverai-je plus facilement un travail.
Bref, je m'y vois déjà. Je vois ça comme un nouveau départ, et je mise beaucoup sur ça. J'espère juste ne pas déchanter comme je l'ai fais en entrant dans la vie active où, comme on dit ♪ je m'voyais déjà en haut de l'affiche ♫ mais où je ne m'imaginais surtout pas avoir autant de difficultés à trouver un emploi. Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir vu galérer avant. Mais passons...

Se projeter, dans le fond, je crois que ça me va bien. J'ai toujours eu besoin de rêver un peu, et quitte à passer pour une folle, je vous avoue que je me fais parfois des scénarios dans ma tête avant de m'endormir ou quand je m'ennuie dans les transports, ça me détend, ça me fait sourire. Je m'imagine vivre ou revivre de bons moments avec des amis, j'imaginais ma rencontre avec mon le Versaillais, etc... Cela ne signifie pas que je me fais du mal ou que je n'ai pas le sens des réalités, je fais une très nette distinction entre mes rêves et la vérité. Mais quand je me projette, je crois que ça m'aide à me battre. Et si j'échoue, et bien je me relève et je repars à la guerre.

Comme elle.

La première photo vient de ce tumblr et la seconde photo vient de ce blog. First picture comes from this tumblr and second picture comes from here.

2 commentaires:

  1. Pour ne pas avoir mal, pour ne pas être déçue, il serait plus raisonnable de ne pas se projetter.

    Mais se projetter, c'est pour moi, une façon d'y croire, de me dire que c'est quelque chose que je veux vraiment voir se produire !

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    1. Se projeter est aussi un bon élan. Le tout est de savoir faire la part des choses et ne pas y investir trop d'espoirs mais plutôt une ambition, afin que cela nous aide à accomplir ce qu'on désire sans toutefois trop en souffrir en cas d'échec. Cela demande plus ou moins de recul selon les domaines auxquels ça touche, par exemple pour l'amour, on se projette tous avec trop d'espoir parfois.

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